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LE DIAMANT

 

 

 

 

Sensuel, le diamant fusionne avec la peau. Vivant, il en libère les sens. Naturel, il sublime le corps. Eclatant, il en fait jaillir la lumière.

Rare, précieux, éternel, le diamant à sa naissance n’est pourtant qu’un vulgaire morceau de charbon.

A qui doit-on cette transformation, cette transmutation, ce miracle ?

A la nature, tout simplement.

La Bruyère disait « Après l’esprit de discernement, ce qu’il y a de plus rare au monde, ce sont les diamants ».
Pour répondre à toutes vos interrogations, nous allons vous raconter la grande histoire du diamant.

 Un vrai trésor

 Les diamants sont rares. Ils n’ont été découverts que dans les plus vieilles régions du continent. Pendant des siècles, la seule mine de diamant connue se trouvait dans une région reculée de l’inde où les diamants étaient appréciés pour leur capacité à disperser la lumière.

 En 1866, une importante source de diamants fut découverte en Afrique du sud. Comment ? On découvrit un jour une jeune fille d’un fermier qui jouait aux billes avec quelques pierres de couleurs vives qu’elle aurait trouvées près d’une rivière.

Ces pierres furent identifiées comme étant des diamants. Cette découverte marque le début d’un remarquable nouveau chapitre dans l’histoire des diamants.

 Aujourd’hui, malgré la technologie moderne, les diamants restent difficiles à trouver. Les géologues sont constamment en quête de ce gemme généralement localisée dans les régions reculées et peu hospitalières : des sols gelés de la Toundra de Sibérie et du Canada aux déserts brûlants et aux fonds océaniques d’Afrique.

 Quand un nouveau gisement est détecté, il reste encore beaucoup de travail à faire, car pour trouver ne serait-ce qu’un seul de ces petits trésors, il faut passer au crible assez de pierres et de terre pour remplir une maison entière.

 

De la nuit à la lumière

 Ce merveilleux caillou vient du monde en enfer… C’est au cœur de la planète, là ou la chaleur et la pression sont intenses, qu’existe la possibilité de comprimer et de chauffer les atomes de carbones.

La pression et des températures supérieures à 1200°C agitent et cassent les liaisons chimiques entre atomes, rendant possible la naissance du diamant.

 Ce diamant doit remonter extrêmement vite à la surface pour ne pas se transformer en charbon ou plus exactement en graphite, une autre forme stable du carbone.

 Lors d’une éruption d’une violence extrême, le diamant est projeté vers les surfaces à la vitesse du son, propulsé grâce aux explosions de magma de kimberlite.

La kimberlite est la lave qui, en emportant le diamant sur son passage, le remonte à la surface.

Le diamant est donc le fruit d’une remontée accidentelle. Les diamants dont les plus vieux sont en surface depuis près d’un milliards d’années, ne courent aucun risque de se changer en graphite.

Il faudrait aux diamants plusieurs milliards d’années pour subir une nouvelle transformation, inversant la magie de sa métamorphose.

 Si vous tenez vraiment à réaliser l’expérience, il vous faudra faire bouillir vos diamants à 1885°C pour les transformer en simples mines de crayon. Mais est-ce bien raisonnable ?

 

 Petit voyage dans le monde des atomes

 Le diamant se compose de carbone pur. La simplicité de l’organisation de sa structure, ainsi que la symétrie de la cristallisation de ses atomes, expliquent en partie sa solidité.

Ce qui est remarquable, c’est que chacun de ses atomes est solidaire des ses quatre voisins, uni par eux par des liens très difficiles à briser.

Le diamant résiste aux compressions, aux radiations, aux agressions chimiques, aux acides…

L’eau glisse sur sa surface.

Le diamant peur rayer tout ce qui existe, mais n’est rayé que par lui-même : c’est la plus dure des substances présentes sur terre.

 Les propriétés optiques du diamant sont incroyables : c’est le plus transparent des cristaux.

Lorsque la lumière traverse le diamant, on peur admirer dans sa diffraction tout le spectre de l’arc-en-ciel.

Le diamant peut être phosphorescent, fluorescent, mais il est également transparent aux infrarouges, aux ultraviolets, aux rayons X…

 Contrairement à l’idée reçue, le diamant n’est pas toujours incolore.

Le diamant peut-être jaune, orange, vert, bleu. Le diamant composé de carbone pur, est très simple chimiquement parlant.

Il suffit d’échanger un de ses atomes de carbone pour un atome d’azote, et le diamant devient jaune ; l’un de ses atomes de carbone pour du bore, et le diamant devient bleu… Le diamant conserve certains mystères, cependant : la couleur rouge est une couleur exceptionnelle, il n’y a que onze diamants au monde qui soient rouges. Se sont les diamants les plus chers au carat, même si ils sont tout petits ; on ne connaît malheureusement pas, sur le plan scientifique, la raison de leur couleur.

 Le diamant remporta en 1990 le titre « de molécule de l’année » décerné par la revue américaine « Science ».

L’histoire et la géographie du diamant 

 Les diamants sont éternels. Partant de ce postulat, des centaines de millions de diamants sont produits chaque année et viennent s’ajouter à un trésor existant, imposant et irréductible.

Comment expliquer que cette abondance extrême se négocie à des prix vertigineux ?

 L’histoire du diamant est somme toute récente : certes, il est connu depuis l’antiquité, mais la maîtrise de la taille ne remonte qu’à la veille de la Renaissance , en Flandres et la forme symbolique actuelle du diamant vient d’une coupe moins que centenaire.

Surtout, le système qui va dominer le monde du diamant n’apparaît qu’à la fin du XIX° siècle.

Le diamant naît dans les profondeurs et remonte vers les cratons par des cheminées volcaniques. La première mise en exploitation est celle de « Kimberley » en Afrique du Sud.

L’histoire du diamant moderne va alors rencontrer l’histoire de la colonisation, en la personne d’un grand acteur des conquêtes coloniales britanniques en Afrique australe : Cecil Rhodes qui crée la « De Beers » en 1880, avant que celle-ci soit conquise par Ernest Oppenheimer dont les héritiers contrôlent encore la société aujourd’hui.

Le diamant devient alors un symbole de l’entreprise coloniale britannique : si la De Beers est originellement sud-Africaine, la distribution des diamants se fait par un organisme basé à Londres, la ‘GSO », par lequel la De Beers a pu gérer le « robinet de diamant » et contrôler les prix.

 Une organisation qui domine une géographie simple, verticale : les mines en Afrique du Sud, le négoce à Londres et la principale zone de diamantaires à Anvers.

 La De Beers a pu maîtriser le monde du diamant pendant des décennies malgré une géographie de plus en plus complexe : l’exploitation d’autres gisements, en Australie, en Russie, la multiplication des centres de tailles (New York, le Gujarât, Tel-Aviv) et l’arrivée de nouvelles générations d’entrepreneurs du diamant. Plus surprenant, la De Beers a résisté à l’arrivée du diamant synthétique.

 Les principaux pays producteurs actuels de diamants par importance sont : le Botswana, la Russie, le Canada, l’Australie, la Namibie, et l’Afrique du Sud.

Les productions issues de la République Démocratique du Congo et d’Angola sont exclues du marché car leur négoce finance les guerres internes.

 Sur la production mondiale, 30% des diamants seront utilisés en bijouterie, 70% pour l’industrie.

Les gisements diamantifères

 On distingue des gisements primaires et secondaires. Les premiers sont les « roches mères «  originellement hôtes du diamant, tandis que les seconds résultent de l’érosion de ces roches et de la reconcentration des diamants libérés dans des roches ou dans des dépôts spécifiques.

                       - Du gisement primaire au gisement secondaire :

 Les gisements de diamant primaires sont essentiellement des kimberlites et, plus rarement, des lamproïtes qui se trouvent toutes dans des zones continentales très anciennes et demeurées stables au cours de leur évolution géologique ultérieure.

 Les gisements secondaires, ou placers, résultent du transport alluvionnaire du diamant.

Dans le lit de cette rivière, sur les terrasses formées par d’anciens lits ou sur les bancs le long des berges, des zones ont pu retenir le diamant.

Les pièges à diamant sont souvent des barres rocheuses ou des marmites où les diamants aux forment arrondies par l’érosion s’accumulent avec le gravier.

 La kimberlite est une roche volcanique qui remonte et forme dans la croûte terrestre une cheminée conique.

Avec le temps, la cheminée s’érode, de sorte qu’en surface la kimberlite peut-être d’extension variable selon le degré d’érosion.

 Les types d’exploitation et les rendements des placers diffèrent de ceux des gisements primaires. Les gisements primaires autorisent des exploitations minières de grande taille. Ces grandes carrières sont essentiellement situées en Afrique du Sud, au Botswana, en Russie, et en Australie.

 Les placers sont la cible favorite des artisans, qui comptent surtout sur la taille et la qualité des pierres : en effet, le long voyage des diamants jusqu’aux placers fait que surtout les grosses pierres et les diamants non craquelés résistent.

                        - Le coup de tonnerre de Kimberley :

 A la fin du XIXème, la découverte du diamant en Afrique du Sud est une révolution. Tout commence par des enfants qui jouent avec des graviers à Hopetown, près de la ville de Kimberley.

L’un des cailloux ramassés dans la rivière voisine et qui brille plus que les autres attire l’attention d’un voisin.

Ce premier diamant de 21.25 carats n’est que le premier d’une longue série…

                         -Les gisements de demain :

La prospection du diamant est encore très active. Le territoire du Grand Nord canadien continue d’être exploré et ce pays, déjà plus qu’émergent sur le plan du diamant, sera certainement l’un des grands acteurs de demain.

D’autres zones sont également étudiées, comme le Nord de la Mauritanie, dans le craton Réguibat où plusieurs kimberlites et des diamants ont été trouvés.

Pour les gisements secondaires les riches placers sous-marins le long de la cote de Namibie sont encore prospectés.

Le seul grand craton resté vierge, et qui le restera, est celui de l’Antartique : les accords internationaux y ont exclu toute activité minière.

Un marché hors normes

 La De Beers extrait aujourd’hui 30% de la production mondiale et contrôle 45 % de la production mondiale de diamants bruts. Elle est aussi propriétaire de la Central Selling Organisation (CSO) basée à Londres, qui gère les 10 ventes annuelles (les vues) à ses 93 clients dits « sightholders ».

 Le diamant échappe à toutes les règles économiques. Les variations de la production du diamant n’entraînent pas de variation des cours.

De même, les Bourses diamantaires n’ont rien des Bourses de valeurs où s’agitent les spéculateurs.

Ici, on évalue, on discute de la qualité et de la valeur de chaque demande. On négocie tranquillement autour d’une table, entre gentlemen.

On ne traite pas « sa Majesté le Diamant » comme du vulgaire café. D’ailleurs aucun contrat n’est signé, la parole de chacun des négociants est suffisante.

 Celui qui aurait trahi un tel accord serait irrémédiablement exclu du monde du diamant et automatiquement expulsé des vingt et une Bourses diamantaires du monde.  

Les « vues » d’une confiance aveugle

 Les « vues », ont lieu toutes les cinq semaines. Il s’agit d’une pratique propre au marché du diamant.

Les diamants bruts destinés à la vente sont tout d’abord classés  par la CSO en fonction de leur poids, de leur forme et de leur couleur, puis ils sont répartis en lots destinés à chacun des 93 acheteurs agrées au monde. Chaque acheteur est servi avec la même application et est invité à venir considérer, d’où le nom de « vue », le lot  qui lui est régulièrement attribué. Et ce, dix fois par an. Ce lot peut-être discuté, commenté pour d’autres attributions à l’avenir.

Mais pas refusé. Il est acheté tel quel… Si l’acheteur ne le prend pas, le contrat moral qui oblige la CSO à le fournir est rompu : l’acheteur est rayé de la liste d’agrément et ne peut plus être alimenté en diamants.

Ce qui équivaut à un suicide professionnel.

La valeur des lots peut atteindre plusieurs millions de dollars.

Les diamants une fois payés, sont expédiés de la façon la plus sûre au monde : par la Poste…

 

Sightholder mode d’emploi

 Pour être agrée par la CSO, vous devrez répondre à six critères déterminants : capacité financière pour acheter les lots ; bonne position sur les marchés impliqués ; capacité à distribuer les produits ; compétences en marketing ; compétences techniques ; adhésion totale aux critères éthiques de la DTC.

 

 Le Kimberley Process

 Lancé en mai 2000, ce programme permet aux consommateurs d’acheter un diamant en toute confiance. En effet, le Kimberley Process interdit :

  1. l’achat et le négoce des diamants bruts provenant de régions où ils encouragent ou entretiendraient des conflits et la souffrance humaine. 
  2. L’exploitation par le travail des enfants. 
  3. les pratiques qui, de manière délibérée ou nom, portent atteinte à la santé ou au bien être des individus. 
  4. Toute conduite en contradiction avec les principes retenus ci-dessus, discréditant sérieusement la réputation de l’industrie du diamant.

D’autres part, la DTC s’engage à la déclaration systématique à tous les niveaux de la chaîne de distribution diamantaire, et en particulier aux consommateurs, de tout traitement apporté aux diamants naturels.

La taille du diamant

Pour mettre en valeur la beauté d’un diamant, un certain nombre d’opérations sont nécessaires. Le clivage, le sciage et la taille sont les techniques les exigeantes et les plus difficiles de l’art lapidaire.

Il est primordial de tailler la pierre pour éliminer les imperfections (fissures, crapauds, opacités) et produire une gemme de la plus grosse taille possible, de la meilleure apparence et par conséquent, de la plus grande valeur.

La première phase de la taille du diamant est l’examen minutieux de la pierre.

On trace alors sur le diamant brut des lignes à l’encre de Chine qui serviront de repères.

La pierre est clivée en frappant d’un coup net la lame en acier du lapidaire avec un marteau.

Un coup trop fort appliqué dans une mauvaise direction peut détruire le diamant.

Tailler un diamant est donc une tâche qui requiert beaucoup de maîtrise et de savoir-faire, mais également une certaine vision.

Quand il a fallut tailler le Cullinan, le plus gros diamant à jamais découvert à ce jour, pesant 3 106 carats, on confia cette lourde tâche au maître diamantaire Joseph Asscher

Aujourd’hui, les diamants sont plus souvent sciés que clivés.

La scie employée est un disque de métal dont le bord est enduit d’un mélange de poudre de diamant et d’huile.

La phase final de la taille du diamant comprend deux opérations : lors du meulage, la forme finale de la pierre est ébauchée ; puis s’ensuit le facettage ou pose de facettes.

Les diamants sont le plus souvent taillés en « brillants » avec un total de 57 facettes.

 Les 4 C

 La qualité d’un diamant gravite autour de quatre critères fondamentaux (Carat - Clarity - Color – Cut)

1.      Le poids (carat). Le poids du diamant s’exprime en carat ; il équivaut à 0.20 grs. Le carat est divisé en 100 points. Ainsi un diamant de 25 points pèsera le quart du carat, soit 0.25 carat ou 25 centième.

Le carat des pierres précieuses n'a rien à voir avec le carat des alliages d'or, ils ne doivent pas être confondus.

 

2.      La pureté (clarity). La plupart des diamants comportent des inclusions survenues pendant le processus de cristallisation.

Ces inclusions peuvent ressembler à des cristaux, à des nuages ou à des plumes minuscules.

 Le degré de pureté d'un diamant est en fonction du nombre, de la dimension, de la nature et de la position d'inclusions dans la pierre.

L'analyse est réalisée par des gemmologues expérimentés.

Un diamant est dit pur lorsque grossi 10x, il ne présente aucune inclusion interne.

 Grâce au système de classification internationalement reconnu de la CIBJO :

·        IF pur à la loupe grossissant 10 fois,

·        VVS1 ; VVS2 : minuscule inclusions très difficilement visible à la loupe

·        VS1 ; VS2 : très petites inclusions difficilement visible à la loupe

·        SI1, SI2 : petite inclusions facilement visible à la loupe

·        P1 : inclusions facilement visible à la loupe, difficilement visible à l’oeil nu par le côté de la couronne et n’affectant pas la brillance

·        P2, P3 : grandes et/ou nombreuses inclusions facilement ou très facilement visible à l’œil nu par le côté de la couronne et affectant  légèrement ou distinctement la brillance

 

  

  3.  La couleur (Color) : tous les diamants sont beaux. Toutefois, plus un diamant présente une absence de couleur, plus il est rare et précieux.

  Il existe des diamants incolores très rares (D,E,F,G et H) mais la plupart des diamants extraits présentent une légère coloration (I,J,K,L).

 Les diamants classifiés de M à Z présentent une coloration plus accentuée et sont définis comme étant colorés.

 Au-delà de la classification Z, les diamants sont appelés « fancies ». Ils représentent une catégorie à part d’une très grande valeur.

  L'échelle commence à « D » comme « Diamond » (Diamant en français), il n'y a pas de « A », « B » ou « C ». Nous vous conseillons de choisir un diamant dont la couleur est comprise entre « D » et « I ». Il existe aussi des diamants de toutes les couleurs : bleu, rouge, rose, vert, jaune, noir, champagne, cognac, etc... Certains sont très rares : le rouge, le vert, le bleu, etc...

 

La fluorescence : elle provient d’une réaction entre l’énergie de la lumière et les atomes du diamant.

Dans la plupart des cas, cette fluorescence est de couleur bleue.

Le degré de fluorescence se détermine en comparant un diamant avec des étalons fluorescence par exposition aux rayons ultraviolets.

 Si le diamant reste sombre c'est qu'il n'est pas fluorescent.

 

Comme indiqué précédemment, la fluorescence du diamant doit être notée comme une caractéristique de celle-ci, voici les différents degrés de fluorescence :

None ou Nil : aucune.
Very slight (blue) : très légère.
Slight (blue) ou Faint : légère.
Medium (blue) : moyenne.
Strong (blue) : forte.
Very strong (blue) : très forte.
 

             4.  La taille (Cut) : les trois premiers critères sont dictés par la nature. La taille dépend du savoir-faire humain. Le diamant est un accumulateur de lumière et seule la qualité de la taille pourra lui donner un maximum d’éclat, de brillance et de beauté :

·        Quand un diamant est taillé dans les bonnes proportions, la lumière se reflète d’une facette à l’autre et ressort par le dessus, on parlera des « feux » du diamant.

·         Si le diamant est taillé trop épais, une partie de la lumière s’échappe à l’extérieur, vers le bas,

·        Si le diamant est taillé trop plat, la lumière s’en échappe avant même d’avoir été renvoyée sur une autre facette.

 

La taille du diamant, le polissage, les proportions et la symétrie ont un impact direct sur la vie et la brillance d'un diamant.
Si ces paramètres de taille n'ont pas été respectés, la beauté de la pierre en sera lourdement affectée.

  

Les principales formes de taille du diamant 

 

 

                           

  

Pourquoi tous les diamants n'ont-ils pas une taille dite « idéale » ?

 

La matière première (diamant brut) coûte très cher, les diamantaires essaient donc de rentabiliser au maximum leur investissement. Le pourcentage de perte en diamant brut peut atteindre plus de 70 % lors de la taille.

On comprendra alors le dilemme auquel est confronté le diamantaire qui taillera le diamant brut.

Il devra choisir entre obtenir le poids taillé en diamant le plus important au détriment de la qualité de la taille, ou bien obtenir un poids taillé en diamant un peu moins important mais le diamant aura une qualité de taille meilleure.

La plus petite erreur de calcul lors de la taille peut faire la différence entre un diamant de taille idéale et un diamant de très bonne taille.

  
 
Les certificats 
 
Les gemmes existent depuis des millions d’années. Lorsque l’homme les a découverts, il appris à les distinguer, à les tailler, à les négocier.
 
Au cours de ce siècle, les critères de qualité ont gagné de l’importance, de nouvelles méthodes de taille ont été mises au point et l’apparition de nouvelles techniques scientifiques a nécessité l’établissement de rapports gemmologiques indépendants pour les diamants et les pierres de couleur.
 
Le certificat est fréquemment demandé pour les diamants. Il devient sa carte d’identité.
 
La "carte d'identité" du diamant découle d'une analyse scientifique opérée à l'aide d'instruments de pointe. 
Le résultat de cette expertise, c'est-à-dire les paramètres qui ont trait aux 4 C's, sont clairement indiqués sur un rapport délivré avec le diamant.
 
L'appréciation ou la qualité d'un diamant repose principalement sur quatre critères communément appelés les «4 C »: Poids, Couleur, Pureté, Taille.
  
Le certificat n'a de la valeur qu'à partir du moment ou il est reconnu par notre profession
 
Le certificat peut être comparé à une carte d'identité du diamant, et il ne peut plus être confondu avec un autre. Il se présente sous la forme d'un imprimé sur lequel sont notées les caractéristiques du diamant expertisé.
 
On trouvera donc les renseignements suivants :
 
  • Le poids
  • La pureté.
  • La couleur
  • La fluorescence
  • La finition
  • Les dimensions
 
Tout défaut de structure de la pierre doit être noté sur le certificat.
Exemple : trace éventuelle de forage au laser ou trace de « brut » (matière brute non débrutée ou non taillée).
 
Une fois expertisée, la pierre peut être scellée sur demande, le diamant est enfermé dans une boîte transparente. Il ne peut donc plus y avoir de contestation possible.
 L'acheteur sait donc parfaitement ce qu'il achète.
 
Attention à ces termes: « clarity enhanced » et « color enhanced » qui figurent parfois sur les certificats.
 
Clarity enhanced signifie que vous êtes en présence d'un diamant dont la pureté a été modifiée afin de l'améliorer, ce terme est en règle générale noté sur le certificat en « Commentaires »
(« Comments » en anglais), son prix a une décote très importante.
 
Color enhanced signifie que vous êtes en présence d'un diamant dont la couleur a été modifiée afin de l'améliorer, ce terme est en règle générale noté sur le certificat en « Commentaires »
(« Comments » en anglais) ou sur la ligne « Color », son prix a une décote très importante.
 
 
 
 
Les pierres synthétiques
 
Ce sont des matières dont la cristallisation a été provoquée partiellement ou complètement par l'homme et elles ont les mêmes caractéristiques optiques et physiques que leurs équivalents naturels.
 
Pour distinguer les pierres synthétiques des diamants, il existe un procédé très simple qui consiste à embuer avec son haleine la pierre à tester, la colette de la pierre tenue en haut. La buée disparaît beaucoup plus vite de la surface du diamant que de celle d'une pierre synthétique. L'idéal est d'avoir avec soi un vrai diamant qui sert de référence par rapport à la pierre à tester.
 
 
La moissanite
 
À l’origine, la Moissanite est une pierre naturelle trouvée dans les débris météoriques du "Meteor Crater" en Arizona. C’est le docteur Moissan, professeur es sciences, prix Nobel de chimie en 1906 qui l’identifia sous le nom de carbure de silice ou Carborundum. Plus tard, la pierre fut appelée Moissanite en son honneur.
La Moissanite naturelle étant inexploitable du fait de sa rareté dans la nature, elle a été recréée en laboratoire selon un processus de production thermique breveté. C’est ainsi que dans les années 80 ont été créés les premiers cristaux de Moissanite de synthèse de grande taille.
 
 
 La moissanite est le plus parfait substitut du diamant, cette pierre n'est pas très facile à détecter sur les bijoux.
 
 
Brillance (ou indice de réfraction)
 
Les caractéristiques visuelles de la Moissanite en font une catégorie unique de pierres. Un indice de réfraction important (de 2.65 à 2.69) et donc supérieur à celui du diamant, donnent à la Moissanite plus de scintillement et de brillance que toute autre pierre. De plus, les formes de ses facettes taillées à la main avec soin et calibrées avec précision intensifient le feu et augmentent sa brillance.
 
Dispersion (ou Feu)
 
La lumière traversant une gemme se sépare dans les couleurs de l'arc-en-ciel dans un effet de dispersion appelé le Feu. Concernant la Moissanite, celui-ci s'avère un peu plus de deux fois supérieur au diamant : la Moissanite déploie un spectre de couleurs incroyablement brillant en toutes circonstances, même à la simple lueur d'une bougie.
 
Lustre (ou réflexion depuis la surface)
 
Quand la lumière naturelle arrive sur la surface, certains rayons sont réfléchis et d'autres pénètrent dans la pierre. La lumière reflétée est appelée "réflexion de première surface" ou lustre et dépend de l'indice de réfraction de la pierre. Le lustre de la Moissanite est supérieur à celui des pierres précieuses.
 
Dureté (sur l'échelle de Mohs)
 
La dureté d'une pierre est déterminée par sa résistance aux rayures, la solidité par sa résistance aux chocs. Avec un indice de 9.5 sur l'échelle de Mohs, la Moissanite se place sur le plan de la dureté en deuxième position juste après le diamant. La Moissanite est par ailleurs extrêmement résistante aux rayures, aux frottements et aux griffures.
 
Stabilité (ou Résistance à la chaleur)
 
La Moissanite a des propriétés de résistance à la chaleur supérieures à de nombreuses autres pierres. Sa substance d'une très grande stabilité peut être sertie dans l'or en fusion, rendant plus facile le travail du sertissage et permettant des créations innovantes.
 La Moissanite est moins susceptible de subir de dommages par la chaleur au cours de réparation de bijoux car elle résiste à des températures extrêmes sans altération de couleur ni de composition.
 
Densité (ou poids spécifique)
 
Le poids spécifique de la Moissanite est de 3.21.
A titre d'exemple une pierre de Moissanite taillée en rond d'un diamètre de 6.5 mm sera de l'ordre de 0.87 carat (soit l'équivalence d' 1 carat diamant).
 
 
 
 
 
L'oxyde de zirconium
 
 
L'oxyde de zirconium cubique est le second meilleur substitut du diamant, mais il est cependant plus dense que le diamant, ce qui se traduit à poids égal par une pierre plus petite. Sa dureté, elle aussi, est différente de celle du diamant, elle est comprise entre 8 et 8,5 sur l'échelle de Mohs.
 
Index de réfraction : 2,16.
Densité : 6.
Dispersion : 0,060.
Dureté : 8,5.
 
On peut dire enfin qu'il existe dans le commerce un petit appareil qui se nomme le « réflectomètre » (« reflectivity meter » en anglais) et qui permet de mesurer la qualité et la quantité de lumière réfléchis à travers la pierre testée. Il permet ainsi d'obtenir l'index de réfraction de la pierre testée qu'il suffira de comparer à une table des index de réfraction qui est fournit avec l'appareil. On peut ainsi détecter les principaux substituts du diamant, tels que : la moissanite synthétique, l'oxyde de zirconium cubique, le spinel synthétique, le saphir synthétique, le YAG, le haut zircon, le titanate de strontium, etc