La découverte des premiers gisements d'émeraudes remonte à plus de 3000 ans, en Égypte.
Ils sont abandonnés depuis la découverte des Émeraudes de Colombie.
Les plus importants sites d'extraction sont au nord de Bogota: Muzo, Chivor, Cosquez et Guachala.
Les plus belles Émeraudes proviennent de ces régions.
Elles sont issues de gisements de types calcaires, ce qui donne des Émeraudes avec des inclusions souvent liquides. Ces inclusions sont la signature de la région de provenance de l'émeraude. Les émeraudes sont très fragiles et sensibles aux chocs. La couleur des Émeraudes va du bleu/vert au vert/jaune, en passant par toute la gamme des verts tendres et verts profonds. C'est la présence de chrome+fer qui donnent la couleur vert/jaune, et le chrome+vanadium qui donnent la couleur vert/bleuté. L'émeraude est la seule pierre de la famille des Béryls qui soit classée dans la famille des pierres précieuses.
Principaux Pays producteurs (Ordre Alphabétique): Afghanistan, Australie, Brésil, Colombie, Inde, Madagascar, Pakistan, Russie, Zambie, Zimbabwe
Cavités liquides à remplissage 2 et 3 phases (liquide+bulles de gaz+grain de sel). Jardins liquides. Cristaux négatifs. Traces de cristallisation, etc.
Attention, certaines Émeraudes synthétiques hydrothermales contiennent des inclusions très similaires.
Plaquettes de micas désordonnées. Aiguilles d'actinotes longues et souples.
Cristaux noirs de magnétite non métallique en lumière réfléchie.
Traces de cristallisation, etc.
Les techniques de fabrication de synthèses hydrothermales et anhydres, et les traitements de diffusions et d'améliorations des émeraudes ont tellement évolués, qu'il devient hasardeux de tirer une conclusion sur l'origine des émeraudes sans moyens de laboratoire de spectrophotométrie sous infra rouge.
En effet, le huilage qui était toléré pour taillé et nourrir l'émeraude avec de l'huile incolore de cèdre ou de la baume du Canada, est peut à peut abandonné au profit de huilage colorés qui ont pour but de changer la couleur de la pierre.
Aujourd'hui, il devient pratiquement impossible de trouver sur le marché des émeraudes qui ne soient pas teintées avec ces huiles ou encore avec des époxy.
Le traitement à l’époxy peut prendre des noms commerciaux tels que huilage à l'huile de palme, ou autre appellation. Conscient que ces techniques installent le doute sur ce marché, les producteurs essaient de normaliser le traitement des émeraudes.
Attention, le traitement époxy ou huilage teinté peut se faire directement sur les pierres brutes.
Des matières troubles, aspect liquoreux, aspect de saturation, etc.
Il est aujourd'hui impossible sans laboratoire d'identifier si ces remplissages sont d'huiles ou de résines.
Des Phénacites et cavités en forme de clous remplis de fluides avec possibilité de bulle de gaz, voile ondulant de gouttelettes fluides, cavités fluides, traces de croissances en forme de longs pics enchevêtrés
Le Rubis
Evoquant le sang et le feu, le rubis est synonyme de courage, de bravoure et de victoire.
C'est un talisman sensé protéger les voyageurs de tous les dangers. Il apporte la sérénité et la sécurité à son propriétaire.
Longtemps appelé Escarboucle, le rubis était assimilé à toutes les pierres rouges.
Le rubis doit sa couleur rouge à la présence d'oxyde de chrome.
Les rubis de couleur "sang de pigeon", sont d'une valeur plus élevée que bien des diamants. Le rubis, de la famille des Corindons, est d'une dureté 140 fois inférieur à celle du diamant. La couleur du rubis donne une indication sur sa provenance géographique.
Une couleur rouge plus ou moins pâle ou rosée, donne une indication d'origine Birmane ou du Sri-Lanka, alors qu'un rouge grenat, sombre, indique une origine du Siam de synthèse, le grenat, la rubellite.
CARACTÉRISTIQUES
Groupe Minéral: Corindons
Système cristallin : Rhomboédrique
Composition chimique : Oxyde d'aluminium ( Al2O3 )
Couleur: Rouge
Dureté: 9 sur l'échelle de Moth
Poids spécifique : 3,80 à 4.00
Indice de réfraction : 1.76 - 1.77
Dispersion : 0.018
Le Rubis se forme à une profondeur de 25 à 50 Kms, par une température de 620 à 660 °
Provenance du rubis :
Rubis naturels provenant de gîtes calcaires
Afghanistan, Birmanie, Népal, Pakistan, Russie, Sri Lanka, Tanzanie, Vietnam sont les principaux producteurs.
Inclusions caractéristiques :
Cristaux de calcite, courtes aiguilles de rutiles (soies) brunâtres en lumière transmise et argentées en lumière réfléchie.
Zone de couleurs en chevron ou droites, très rectilignes et couleurs contrastées.
Trous de couleurs, etc.
Rubis naturels d'origine volcanique :
Cambodge, Inde, Kenya, Madagascar.
Les rubis d'origines volcaniques se trouvent souvent dans des rivières, dans des trous appelés des placés alluvionnaires.
Inclusions caractéristiques :
Grandes aiguilles de Boéhmite en se croisant à 90°. Plans de macles, inclusions de micas.
Aile d'insecte autour d'un cristal.
Cristaux négatifs à aspect terreux, sans brillance. Cavités liquides avec bulle de gaz, libelle, etc.
Autres Rubis :
Rubis teint ou diffusé.
Inclusions caractéristiques
Concentration de la couleur sur le feuilletis, les plans de macles, sur les arêtes, et dans les fractures débouchant.
L'aspect est opaque à laiteux. Le contrôle se fait en immersion dans le diiodométhane dont l'indice de réfraction est proche de celui du saphir.
On vérifie la concentration de couleur sur les arêtes. L'indice de réfraction est parfois difficile ou impossible à lire.
Le rubis traité thermiquement:
Inclusions caractéristiques
Modification des inclusions du rubis naturel.
Fonte des cristaux entraînant des halos blanchâtre, des ailes d'insectes aux contours plus blancs et plus épais. Fonte des aiguilles de rutile donnant un effet de pointillisme bleuté. Assèchement des givres liquides les rendant blanchâtres comme des résidus de fondants de saphirs synthétiques.
Attention aux rubis rebouchés (glass filled). Sur ces rubis on pourra noter la différence de pouvoir réflecteur de la lumière réfléchie, et la présence de bulles d'air dues au liquide remplissage.
La matière est vitreuse.
Le rubis synthétiques Verneuil:
Inclusions caractéristiques
Zones courbes parallèles entre elles, bulles rondes, allongées et télescopées perpendiculaires aux zones courbes. Zones de couleurs courbes. Irrégularité de couleur, etc.
Le rubis synthétique anhydre:
Inclusions caractéristiques
Voile blanchâtre de résidus de fondant, empreintes digitales à ne pas confondre avec les rubis naturels traités thermiquement.
Fêlures importantes. Plaquettes opaque, noires plates arrachées au creuset.
Inclusions jaunâtres à aspect granuleux de résidus de fondant avec bulle de retrait, etc.
Les rubis anhydre n'ont pas d'inclusions liquides.
Le rubis synthétique hydrothermal:
Inclusions caractéristiques
Les inclusions des rubis de synthèse hydrothermal sont proches des inclusions des rubis naturels.
Il faut rechercher de fines gouttelettes en forme de voiles plus ou moins arrondis, une matière ondoyante.
La présence de cristaux est un élément permettant de conclure au naturel de la pierre étudiée. Beaucoup de méfiance pour ces synthèses.
Attention, de nombreuses pierres rouges essaient d'imiter le Rubis.
Nous vous citons les plus fréquentes :
Les Doublets
Attention aux doublets composés d'une couche de rubis naturel en surface, et une couche de pierre de synthèse, ou de verre en dessous. Toujours vérifier les caractéristiques sur et sous la pierre.
Bien observer les inclusions.
Une différence de type d'inclusion, entre le dessus et le dessous de la pierre, est la signature d'un doublet Corindon fin Corindon synthétique.
La technique des doublets remonte au 17ème siècle.
Une technique plus récente consiste a inclure un réflecteur de lignes orientées à 60° entres elles dans un doublet.
Une fois taillé en cabochon, ce doublet imitera un rubis astérisé (étoilé).
Le Verre
Dureté variable, Densité variable.
Présence de bulles et traces de fusion.
Les techniques de fabrications du verre, donne des imitations exemptes de bulles.
Une vérification au spectroscope éliminera le doute.
Le Rubasse
Cristal de roche injecté d'un colorant rouge. Imitation grossière.
Les gemmes naturelles à ne pas confondre :
Spinelle rouge (Rubicelle)
C'est la gemme qui est la plus facile à confondre avec le rubis.
On peut différencier le spinelle par son indice de réfraction plus bas (n 1,72) ses inclusions et sa couleur rouge légèrement nuancée de jaune.
L'observation des inclusions en forme d'octaèdre est une bonne information.
Enfin, le dichroïsme est nul, la dureté est de 8 sur l'échelle de Moth, et sa densité de 3,6.
Le Grenat
De couleur rouge profonde, parfois violacée, le grenat pyrope à un indice de réfraction proche du rubis (1,74 à 1,76).
Le grenat Almandin à un indice plus élevé ( 1,76 à 1,81 ).
Par contre, la dureté du grenat est plus faible (7,5 sur l'échelle de Moth) et la densité est de 3,7 à 3,9.
Une étude au spectroscope permet de lever le doute.
La Tourmaline
On distingue la tourmaline par un indices de réfraction plus bas (1,62 à 1,64), une dureté de 7 sur l'échelle de Moth, et une densité plus faible (3,1).
Présence de canaux parallèles fréquents, couleur moins profonde.
Le Zircon rouge
Le zircon rouge se caractérise par un indice de réfraction plus élevé (1,92 à 1,98), et surtout par un doublage très fort.
La dureté du Zircon est de 7.5 sur l'échelle de Moth. La densité est de 4,7.
La couleur du Zircon rouge et le fort doublage des arêtes permettent une identification aisée.