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Des minuscules cristaux de carbone d'un âge record ont été découverts dans des roches de l'ouest de l'Australie.

 

« NOUS AVONS trouvé les plus vieux diamants de la planète, s'enthousiasme Thorsten Geisler, de l'Institut de minéralogie de la Westfälische Wilhelms-Universität de Munster. Ils ont entre 3 et 4,2 milliards d'années. » La découverte de ces diamants dans des roches de la région des Jack Hills dans l'ouest de l'Australie n'a aucun intérêt pour un bijoutier puisqu'il s'agit d'inclusions microscopiques. Mais leur âge phénoménal les rend uniques pour tenter de comprendre à quoi ressemblait la Terre tout de suite après sa formation, il y a 4,5 milliards d'années. Notre planète était-elle encore « chaude », recouverte de magma à cause de l'intense bombardement météoritique qu'elle a connu dans sa jeunesse, ou s'était-elle déjà suffisamment refroidie pour avoir des océans ?

 

À cause de la tectonique des plaques qui recycle en permanence les roches des croûtes continentales et océaniques, on ne connaît aucune roche sur Terre de plus de 4 milliards d'années. Seuls des minuscules cristaux de zircon, un minéral qui a la chance d'être à la fois très dur et chimiquement inerte, subsistent de cette époque reculée, sous la forme d'inclusions recyclées dans des roches sédimentaires bien plus jeunes. Ces anciens zircons, dont le plus vieux a 4,4 milliards d'années, sont connus depuis plus de vingt ans et ont été abondamment analysés par diverses méthodes pour essayer d'en apprendre le plus possible sur ces époques reculées.

 

La signature de la vie

 

C'est en « revisitant » ces mêmes grains cristallins, dont le plus gros ne fait que 3 mm de côté, avec une nouvelle technique, la spectroscopie Raman, qu'une équipe de physiciens allemands collaborant avec des confrères australiens y a trouvé de microscopiques inclusions de diamant. « Il n'existe malheureusement aucune technique pour dater le diamant, explique Thorsten Geisler, mais nos analyses prouvent qu'ils se sont formés avant ou en même temps que les zircons dans lesquels ils sont inclus. » Les diamants sont donc au moins aussi vieux que les zircons qui les contiennent.

 

La découverte de diamant est en fait une réelle surprise, car les conditions dans lesquelles ce minéral se forme sont très éloignées de celles du zircon. Selon les interprétations les plus courantes, les zircons des Jack Hills se seraient formés près de la surface, au sein de magmas à une température d'environ 680 °C. Or, les diamants que l'on connaît aujourd'hui se forment à de hautes températures, mais aussi à de très hautes pressions. En prenant comme hypothèse une température de 680 °C comme pour le zircon, il faudrait que les diamants aient été formés à plus de 100 km de profondeur ! Zircons et diamants ne sont donc pas nés au même endroit.

 

Et les chercheurs allemands et australiens expliquent que pour atteindre ces profondeurs de plus 100 km, il faut que des roches de la croûte terrestres aient été enfouies très profondément dans le manteau par un mécanisme comparable à la tectonique des plaques telle qu'on la connaît aujourd'hui.

 

Les chercheurs ne sont peut-être pas au bout de leurs surprises : ils recherchent désormais dans le carbone de ces diamants la signature isotopique de la vie. Une révolution potentielle, puisque les plus anciennes traces d'activité biologique ne datent que de 3,8 milliards d'années.

 

 

 

Côte d`Ivoire/or - Gbagbo accorde des permis de recherches à sept compagnies

 

ABIDJAN, 25 août 2007 (AFP) - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a accordé des permis de recherches d'or à sept compagnies minières locales et étrangères, notamment américaine, canadienne et indienne, pour un montant total de plus de dix millions d'euros, a-t-on appris samedi de source officielle.
Ces permis sont valables pour trois ans pour un montant global de 6,56 milliards de FCFA (10 millions d'euros), selon un décret signé le 10 août dont l'AFP s'est procuré une copie.
Les travaux de prospection auront lieu dans le sud du pays, resté sous contrôle gouvernemental après la tentative de coup d'Etat de septembre 2002, qui a vu la rébellion des Forces nouvelles (FN) s'emparer du Nord.
Des licences d'exploitation ont été ainsi vendues aux sociétés New-mont overseas exploration LTD (filiale de la société américaine Newmont mining), Equigold Côte d'Ivoire, au Bureau ivoirien des techniciens de forage et de production, et Caystar Côte d'Ivoire (filiale de la société ghanéenne d'exploitation et extraction d'or Golden Star).
Randgold resources Côte d'Ivoire, Etruscan resources Côte d'Ivoire (filiale de la société canadienne Etruscan Resource Inc) et la société indienne Taurian resources PVT sont les autres élues.
Le sous-sol ivoirien contient des minerais très divers comme de l'or, du diamant, du fer, du nickel, du manganèse, de la bauxite ou bien du cuivre.
Seuls l'or et le diamant sont exploités industriellement.
Les gisements sont situés dans l'Ouest, le Centre et le Sud. La Côte d'Ivoire produirait actuellement 1.637 kilogrammes par an, selon des chiffres officiels.

 

METAUX PRECIEUX/l'or et l'argent se stabilisent (24 août 2007)

Londres (AWP/AFX) - Les prix de l'or et de l'argent se sont stabilisés cette semaine à la faveur de l'accalmie sur les marchés financiers et du repli du dollar, ce dont n'ont profité ni le platine ni le palladium.

Même si les métaux précieux, l'or en particulier, sont perçus comme des valeurs refuge en cas de tourmente financière, ils n'avaient pas échappé la semaine dernière aux liquidations qui ont frappé les marchés des matières premières. La débâcle des Bourses mondiales avait poussé les investisseurs à prendre leurs bénéfices sur d'autres marchés pour couvrir leurs pertes.

Si les marchés financiers ont semblé se reprendre cette semaine, et l'aversion au risque refluer, les analystes restaient prudents à court terme.

«Le sentiment un peu plus positif sur les marchés mondiaux cette semaine reste fragile, et les investisseurs jouent la prudence», soulignait Walter de Wet, analyste à la Standard Bank.

OR. L'or a profité de l'accalmie des marchés financiers et de la baisse relative du dollar pour gagner un peu de terrain.

Le prix d'une once est parvenu à se hisser un peu au-dessus des 665 dollars jeudi, avant de se tasser. Le métal jaune semble peiner à dépasser franchement le seuil des 660 dollars, signe que la confiance des investisseurs n'est pas entièrement rétablie.

«Du point de vue des fondamentaux, la dynamique de l'or est inchangée, et les prix devraient être orientés à court terme par les mouvements de l'euro/dollar, et par le sentiment général sur les marchés financiers», estiment les analystes de la banque Barclays Capital.

L'euro a dépassé vendredi le seuil de 1,36 dollar, une semaine après avoir chuté jusqu'à 1,3360 dollar. Or, le prix des métaux précieux étant libellé en dollars, une dépréciation du billet vert augmente relativement le pouvoir d'achat des investisseurs hors zone dollar, et stimule la demande.

Quant à un éventuel nouvel accès de faiblesse des Bourses mondiales, ses effets sur l'or sont difficiles à prédire. «Si le sentiment connaît une nouvelle détérioration, l'or pourrait profiter de son statut de valeur refuge», estime Robin Bhar, analyste chez UBS. Mais cette qualité de valeur refuge n'est pas très probante pour l'heure.

Sur le London Bullion Market, une once d'or valait 660,85 dollars vendredi au fixing du soir, contre 657,50 dollars vendredi dernier.

ARGENT. L'argent a fait du surplace cette semaine, peinant à profiter de la légère progression de l'or.

«L'humeur un peu plus stable sur le marché des l'or devrait aider l'argent, qui peine cependant à s'affranchir du seuil de résistance de 11,80 cents», observe James Moore, analyste au Bullion Desk.

Sur le London Bullion Market, l'once d'argent valait 11,70 dollars vendredi au fixing, contre 11,69 dollars l'once vendredi dernier.

PLATINE/PALLADIUM. Au contraire de l'or et de l'argent, le platine et le palladium ne sont même pas parvenus à faire du surplace cette semaine, et ont cédé un peu de terrain.

Sur le London Platinum and Palladium Market (LPPM), l'once de platine valait 1.240 dollars vendredi au fixing du soir, contre 1.245 la semaine dernière.

Le palladium quant à lui est tombé à des plus bas depuis novembre 2006 à Londres, en reculant jusqu'à 315,75 dollars l'once, avant de se redresser.

L'once de palladium coûtait 323 dollars, contre 334 dollars.

 

 

L'or reste une valeur refuge aux yeux des stratèges financiers

23 août 2007

 

Si l'on en croit les analystes qui élaborent des stratégies d'investissement en temps de crise, tant le lingot que les sociétés minières oeuvrant dans l'or demeurent des valeurs refuges.

 

 

Toutefois, les marchés étant devenus plus sophistiqués au fil des ans, l'historique du marché de l'or pourrait se révéler trompeur. Il faut donc prendre en considération plusieurs nuances importantes avant de se lancer dans l'achat de titres aurifères.

La société d'investissement UBS a tenté de dresser un lien entre un contexte d'aversion au risque et le prix de l'or. Il en découle qu'au-delà d'un certain seuil d'aversion au risque chez l'ensemble des investisseurs - seuil qui se mesure par plusieurs données, dont la volatilité des marchés -, le prix de l'or s'apprécie. Mais la hausse est relativement faible.

Un lien de cause à effet qui n'est pas automatique

Depuis 2006, Tony Lesiak, analyste pour UBS, a observé que cette corrélation n'est plus automatique. Certes, des épisodes ont confirmé une telle corrélation, mais il y a eu aussi d'autres périodes d'aversion au risque durant lesquelles l'or a déçu. La relation de cause à effet pourrait n'être que simple coïncidence.

Plusieurs facteurs sont venus brouiller les pistes. UBS en dénombre quelques-uns. En premier lieu, les banques centrales, émancipées de leur indexation à l'étalon, ont vendu leurs réserves en or. Le marché monétaire demeure aussi un refuge qui a drainé les flux qui auraient pu avoir été dirigés vers l'or.

Puis, grâce à la popularité grandissante des produits dérivés, le marché dispose de plusieurs instruments de couverture en concurrence avec l'or. Enfin, les investisseurs jouent davantage sur l'effet de levier pour acheter tant l'or que les sociétés aurifères. En cas de crise du crédit, ils vendent ces placements au même titre que les autres, entraînant le marché à la baisse.

De quoi dérouter les experts

Si bien que le prix de l'or piétine depuis un an. Les quelques rebonds au-delà du seuil psychologique de 700 $ US l'once n'ont pas tenu bien longtemps. Et même si les volumes de transactions ont grimpé depuis le début de la crise du crédit hypothécaire américain, le prix de l'or reste décevant, autour de 670 $ US l'once.

Quant au cours des titres aurifères, ils n'ont pas bronché, même quand le risque a atteint des sommets.

Donald Coxe, stratège mondial pour BMO Marché des capitaux, dit être " dérouté " par le calme qui entoure le marché de l'or pendant la crise qui secoue les Bourses mondiales.

" Dans un contexte normal, un titre qui recevrait des bonnes nouvelles jour après jour et qui ne broncherait pas est un candidat automatique à la vente ", écrit-il. Pourtant, M. Coxe persiste et recommande encore d'accroître la part du portefeuille investi en or.

Le jeudi 16 août, la corrélation prévue entre le prix de l'or et la performance des marchés boursiers a une fois de plus été mise à mal. L'or s'est effondré presque autant que les Bourses mondiales, perdant 3,25 % pour s'échanger à 657 $ US l'once.

Pourquoi les experts restent-ils optimistes ?

Alors pourquoi les experts continuent-ils de recommander l'or malgré tout ?

Selon BMO Marché des capitaux, l'or n'est pas tant un refuge contre la volatilité boursière que contre l'inflation, dont elle prévoit une résurgence.

Une autre raison de se protéger en investissant dans l'or est que le prix de cet étalon est étroitement lié à l'évolution du dollar américain : il a tendance à augmenter quand la valeur de la devise diminue, et vice-versa. Or, le stratège de BMO croit que le dollar devrait montrer de nouveaux signes de faiblesse.

Pour sa part, Tony Lesiak, d'UBS, pense que les éléments fondamentaux finiront tôt ou tard par jouer en faveur du marché de l'or. D'abord, cette crise de liquidités, si elle se poursuivait, devrait relancer la demande pour des valeurs refuges traditionnelles.

" Et quand bien même la crise serait maîtrisée dans de brefs délais, la demande pour l'or va s'accroître ", soutient M. Lesiak.

En outre, la concurrence du marché monétaire va s'atténuer, le dollar américain étant soumis à des pressions. Par ailleurs, les banques centrales ont diminué la vente d'or qu'elles ont en réserve depuis le début de l'année.

Quant aux sociétés aurifères, leurs marges semblent se redresser, ce qui laisse présager une meilleure performance boursière.

Nombreuses recommandations d'achat

Les recommandations d'achat pour l'or pleuvent donc. BMO, UBS, Financière Banque Nationale sont parmi ceux qui pensent que les tribulations du marché devraient sortir l'or de son sommeil prolongé.

" La perspective d'une baisse des taux d'intérêt aux États-Unis va éliminer l'attrait du dollar américain comme valeur refuge et jouer en faveur de l'or ", affirme Luc Girard, stratège chez Valeurs mobilières Desjardins.

Chez Desjardins, on croit que l'or pourrait atteindre 800 $ US en 2008. Les spécialistes de la Financière Banque Nationale sont encore plus optimistes, fixant une cible de 900 $ US dans 18 mois.

Yves Lamoureux, stratège chez Blackmont Capital, fait la même analyse que ses confrères en ce qui concerne les taux d'intérêt. Pourtant, il reste prudent et ne se lance pas dans des achats d'or. " J'attends de voir. Tant que le marché n'aura pas entrepris un certain mouvement, je ne m'y aventurerai pas ", dit-il

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La présence de diamant dans des cristaux vieux de plus de quatre milliards d'années découverts en Australie pourrait permettre de mieux déterminer la température de la Terre lors de sa première ère géologique, l'Hadéen, indique jeudi la revue scientifique britannique Nature.

La présence de diamant dans ces cristaux de zircon a été constatée lors de fouilles menées dans les Jack Hills, en Australie occidentale, sous la direction de la géologue allemande Martina Menneken, de l'Université de Münster.

Lors de la formation de la Terre, il y a 4,5 milliards d'années, expliquent les chercheurs, sa température excédait les 6.000 degrés Celsius. Quand elle s'est refroidie, des roches solides ont commencé à se former mais leur aspect, qui pourrait aider à déterminer la température terrestre à cette période, reste inconnu.

Au cours des dernières 3,8 milliards d'années, les chutes de météorites, le climat et l'érosion ont détruit l'environnement de la planète tel qu'il était lors de l'Hadéen, si bien qu'aucune roche datant d'il y a plus de 4,03 milliards d'années n'a été trouvée à ce jour.

Les seules roches connues des premières 500 millions d'années de la Terre sont des cristaux de zircon, un minéral dont les grains n'excèdent pas 3 millimètres de diamètre.

Jusqu'à présent, les scientifiques estimaient que ces cristaux étaient apparus à une température d'environ 680 degrés Celsius.

Cependant, le diamant ne se forme qu'à des pressions extrêmes. Ainsi, si le zircon s'était cristallisé à 680 degrés, il aurait fallu une pression supérieure à 3,5 gigapascals (10.000 fois la pression atmosphérique) pour que le diamant se forme.

Mais aucun élément n'atteste de telles pressions à l'endroit où ont été trouvés les cristaux de zircon, et deux hypothèses sont donc avancées par l'équipe de scientifiques à l'origine de la découverte.

"Soit ces diamants se sont formés au cours d'un seul évènement avec de hautes pressions il y a 4,3 milliards d'années, soit ils se sont agrégés dans le zircon de l'Hadéen via un processus inconnu qui s'est répété à plusieurs reprises durant le premier milliard d'années de la Terre", suggère Ian Williams, de l'Université nationale d'Australie, dans un commentaire publié par Nature.

La température terrestre lors de cette période pourrait être déterminée par des examens sur la composition isotopique des diamants trouvés et sur l'azote qu'ils contiennent, ajoute le chercheur australien.

Si l'on repère seulement des atomes d'azote, cela signifiera, selon lui, que la formation du diamant aura pris peu de temps à basse température. Si par contre l'azote est présent sous des formes plus complexes (paires ou tétraèdres), celle-ci aura été longue à haute température.

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Le 7 novembre 2007

Un diamant de 493 carats vendu à Anvers mercredi prochain

Un diamant brut exceptionnel de 493 carats, le "Letseng Legacy", sera mis en vente le 14 novembre à Anvers, a annoncé l'Antwerp World Diamond Centre.

 

Il s'agit du 18ème plus gros diamant brut jamais trouvé au monde. Cette pierre a été découverte le 7 septembre dernier dans la mine de Letseng au Lesotho. La société Letsengs Diamonds, qui appartient pour 70% à la Gem Diamonds Limited, basée dans les îles Vierges britanniques, et pour 30% au royaume du Lesotho, a déjà produit trois des vingt plus gros diamants jamais produits, dont le "Letseng Legacy". Il sera mis en vente mercredi prochain à Anvers par le courtier WWW International Diamond Consultants, en présence du ministre des Ressources naturelles du Lesotho, Monyane Moleleki. En octobre 2006, la Promesse du Lesotho, le quinzième plus gros diamant brut jamais découvert et provenant de la même mine, avait été vendu pour 12,36 millions de dollars (9,73 millions d'euros à l'époque). Il s'agissait d'une pierre de 603 carats, transparent et non taillé. Le plus gros diamant découvert auparavant dans ce petit royaume enclavé en territoire sud-africain, pesant 601 carats et appelé le Brun du Lesotho, avait été mis au jour en 1967, également à la mine de Letseng. Le plus gros diamant brut au monde, découvert en Afrique du Sud en 1905, est le Cullinan, d'un poids de 3.106 carats (soit plus de 621,2 grammes). Il fut taillé en 9 pierres dont la plus grosse fait 520 carats et orne le sceptre de la couronne britannique. Le plus gros diamant taillé est le Golden Jubilee, de 546 carats, qui appartient au roi de Thaïlande.


 

 

Un diamant aux enchères

Un diamant estimé 15 et 20 millions de francs sera mis aux enchères le 14 novembre prochain à Genève.

Le 14 novembre prochain, Genève sera le théâtre d'une vente aux enchères exceptionnelle. Un diamant de 84,37 carats sera proposé au plus offrant. Son prix est estimé entre 15 et 20 millions de francs.
Il s'agit du plus gros diamant taillé brillant jamais mis à l'encan, a fait savoir lundi la maison Sotheby's, qui organise la vente. La pierre, outre son poids, est d'une transparence parfaite et possède une excellente symétrie.

Sotheby's avait mis en vente en mai 1995 à Genève le «Star of the Season», un diamant de 100,10 carats. Le joyau avait trouvé preneur pour 19,8 millions de francs. Jamais encore une vente aux enchères n'était montée aussi haut pour une pierre précieuse.


 

Le 16.10.07

Les pays africains producteurs de diamants veulent désormais en assurer le tri et la taille

Les changements qui bouleversent le monde du diamant tel qu'il existe depuis un siècle sont nombreux et la conférence sur l'avenir de l'industrie diamantaire qui s'est ouverte lundi à Anvers en Belgique a abordé l'un des plus importants d'entre eux qui concerne la volonté de plus en plus affirmée des grands pays africains producteurs comme l'Afrique du Sud, le Botswana, l'Angola ou la Namibie de ne plus se limiter à exporter des diamants bruts. Ils veulent les tailler chez eux.

"L'Afrique compte vraiment pour nous et on doit le montrer en travaillant ensemble au sein d'un partenariat à égalité avec les nations africaines productrice de diamants, a affirmé le manager général du groupe De Beers, Gareth Penny, pour construire un nouveau et dynamique secteur du diamant qui renforcerait en les faisant croître, nos activités où qu'elles se situent. Et que ceci constitue une contribution durable au bien-être des populations de ces pays qui produisent notre produit".

Parmi les plus grands producteurs de diamants dans le monde : on trouve la Russie en premier lieu avec 22% de la production en 2006, suivie du Botswana, de l'Australie et de la République démocratique du Congo. Les producteurs africains veulent accroître la part de diamants triés et taillés dans leur pays et augmenter leur participation à la chaîne de valeur ajoutée. Et de fait, de plus en plus de sociétés, belges notamment, sont en train d'installer des tailleries de diamants en Afrique.


Le 16.10.07

L`industrie du diamant parle éthique pour tenter de redorer sa réputation

L`industrie du diamant a tenté mardi de redorer son image ternie par les diamants de la guerre et les conditions d`exploitation de certaines mines, en s`efforçant de montrer son respect des règles sociales et éthiques, a rapporté l`AFP.

"Les diamants n`alimentent plus les conflits", a assuré lors d`un congrès du secteur à Anvers Karel Kovanda, qui préside le "processus de Kimberley".

Ce programme, mis en place en 2000 avec le soutien de l`Onu, repose sur une certification des diamants garantissant qu`ils ont été exportés légalement.

Il a en ligne de mire les fameux "diamants de la guerre" dont le trafic finance des conflits armés.

Une pratique sur laquelle les gros exploitants, soucieux avant tout de leurs bénéfices, sont souvent accusés de fermer les yeux et qui a été mise en lumière en 2006 par le film "Blood Diamonds" avec Leonardo Di Caprio.

Plus de 70 pays sont représentés dans le processus de Kimberley. Les derniers à l`avoir rejoint sont en 2007 le Libéria et la Turquie.

Une réunion plénière en novembre à Bruxelles permettra de faire le point, mais pour Karel Kovanda, "les principaux objectifs ont été atteints".

"Le processus de Kimberley a montré sa capacité à assurer une surveillance et le respect des règles."

Il reconnaît néanmoins les limites du processus, qui dans sa structure actuelle se borne à assurer que toute la chaîne de production se déroule dans des conditions légales.

"Il y a toute une série d`autres problèmes dans l`industrie du diamant, en relation avec les droits de l`Homme, le travail des enfants, les questions sociales et d`environnement..." 


Le 02.10.07

Des diamants chers comme le Ritz en vente à New York

Dans la suite feutrée d'un grand hôtel new-yorkais, soixante-cinq diamants roses, les plus précieux au monde, sont examinés avec attention par des acheteurs triés sur le volet, qui vont dans les prochains jours jeter leur dévolu sur la ou les pièces de leur choix.

Propriétaires de grandes joailleries comme Tiffany's ou Graff, ou collectionneurs comme le courtier en diamants Alan Bronstein, ils viennent un à un, sur rendez-vous, scruter le meilleur du dernier cru de Rio Tinto, compagnie minière qui produit 17% du volume total de diamants extraits dans le monde, et 80% des diamants roses, les plus rares.

Les pierres, taillées mais non serties, proviennent de la mine d'Argyle, à trois heures d'avion de Perth au nord-ouest de l'Australie. Depuis le 11 septembre, la sélection 2007 a été exposée à Perth puis à Hong Kong. New York est la dernière étape.

Les noms des «vainqueurs» seront annoncés un jour après la clôture des offres, le 17 octobre, explique Jean-Marc Lieberherr, directeur général des ventes de la société «Rio Tinto diamants». Le choix de l'heureux acheteur est fonction des offres les plus intéressantes pour le groupe, même s'il ne s'agit pas d'enchères à proprement parler.

Les prix des diamants roses peuvent atteindre jusqu'à cinquante fois le prix d'un diamant blanc, 400 000 dollars le carat (1 carat = 0,2 grammes) étant un prix de départ, précise-t-il.

«Cette année, notre production se distingue par une intensité de couleur exceptionnelle», explique-t-il en montrant un écrin où brille une pierre presque rouge, de 1,74 carat. «Celle-ci allie la couleur à la taille, on en trouve de pareilles tous les 10-15 ans, pas plus», affirme-t-il.

Ouverte à l'exploitation il y a 23 ans, la mine Argyle fermera dans dix ans «parce qu'après, le coût d'exploitation deviendrait trop élevé, il faudrait descendre trop profondément sous terre», selon lui.

Selon Gavin Pearce, responsable de production, les stars hollywoodiennes ont contribué à mettre ces pierres au goût du jour.

«Les diamants roses sont devenus très à la mode ces dernières années, Jennifer Lopez a été une des premières à en porter, (l'acteur) Ben Affleck lui en avait offert un de 6 carats, mais d'un rose très clair», raconte-t-il.

«C'est un marché de connaisseurs, mais si vous avez déjà votre diamant blanc cela peut aussi diversifier votre collection. Liza Minnelli et Elisabeth Taylor en ont, et Nicole Kidman a montré récemment de l'intérêt», assure-t-il.

La couleur rose du diamant reste un mystère, il semble que les pierres aient été exposées à la fois à une très forte chaleur et à une grande pression, expliquent les spécialistes. Les aborigènes d'Australie qui vivent dans la région où se trouve la mine considèrent que le site est sacré, et le diamant rose est dans leurs légendes le coeur d'un poisson impossible à pêcher.


Le 29.08.07

Afrique du Sud

Découverte du «plus gros diamant du monde»

Une compagnie minière sud-africaine affirme avoir mis au jour un diamant deux fois plus gros que celui considéré jusqu'ici comme le plus gros du monde, une annonce qui suscite un vif intérêt mais aussi un certain scepticisme.

La nouvelle a été rendue publique par un homme se présentant comme un actionnaire de la compagnie dont il a refusé de révéler le nom en invoquant des raisons de sécurité. La gemme, dont on ne dispose que d'une photographie de mauvaise qualité, se trouverait dans la chambre forte d'une banque de Johannesburg.

«C'est totalement incroyable, on ne s'attend pas à ce genre de chose», a souligné l'actionnaire, Brett Jolly, dans une interview à Johannesburg. Il a précisé que la pierre d'environ 7000 carats avait été trouvée dans une mine de la province sud-africaine du Nord-Ouest lundi après-midi.

Mais pour les experts, l'étonnante nouvelle reste à confirmer. Le plus gros diamant connu à ce jour, le Cullinan, joyau des bijoux de la couronne britannique, a été découvert près de Pretoria en 1905 et pèse environ 3000 carats. L'Afrique du Sud est le troisième producteur mondial de diamants après la Botswana et la Russie.

M. Jolly, un promoteur immobilier britannique basé au Cap, a précisé avoir reçu lundi un appel téléphonique lui annonçant la découverte. La photo, qu'il a reçue le même jour, montre une imposante gemme taillée présentant une teinte verdâtre.

«Si c'est un diamant, alors c'est un événement historique», a commenté Ernie Blom, président du Conseil du diamant sud-africain et président de la Fédération mondiale des bourses du diamant après avoir vu l'image. D'après ce qu'on peut voir sur le cliché, la pierre a les caractéristiques du diamant en terme de forme et de couleur, selon M. Blom.



Le 22.08.07

Du diamant rouvre le débat sur la température de la Terre après sa formation


 La présence de diamant dans des cristaux vieux de plus de quatre milliards d'années découverts en Australie pourrait permettre de mieux déterminer la température de la Terre lors de sa première ère géologique, l'Hadéen, indique jeudi la revue scientifique britannique Nature.

La présence de diamant dans ces cristaux de zircon a été constatée lors de fouilles menées dans les Jack Hills, en Australie occidentale, sous la direction de la géologue allemande Martina Menneken, de l'Université de Münster.

Lors de la formation de la Terre, il y a 4,5 milliards d'années, expliquent les chercheurs, sa température excédait les 6.000 degrés Celsius. Quand elle s'est refroidie, des roches solides ont commencé à se former mais leur aspect, qui pourrait aider à déterminer la température terrestre à cette période, reste inconnu.

Au cours des dernières 3,8 milliards d'années, les chutes de météorites, le climat et l'érosion ont détruit l'environnement de la planète tel qu'il était lors de l'Hadéen, si bien qu'aucune roche datant d'il y a plus de 4,03 milliards d'années n'a été trouvée à ce jour.

Les seules roches connues des premières 500 millions d'années de la Terre sont des cristaux de zircon, un minéral dont les grains n'excèdent pas 3 millimètres de diamètre.

Jusqu'à présent, les scientifiques estimaient que ces cristaux étaient apparus à une température d'environ 680 degrés Celsius.

Cependant, le diamant ne se forme qu'à des pressions extrêmes. Ainsi, si le zircon s'était cristallisé à 680 degrés, il aurait fallu une pression supérieure à 3,5 gigapascals (10.000 fois la pression atmosphérique) pour que le diamant se forme.

Mais aucun élément n'atteste de telles pressions à l'endroit où ont été trouvés les cristaux de zircon, et deux hypothèses sont donc avancées par l'équipe de scientifiques à l'origine de la découverte.

"Soit ces diamants se sont formés au cours d'un seul évènement avec de hautes pressions il y a 4,3 milliards d'années, soit ils se sont agrégés dans le zircon de l'Hadéen via un processus inconnu qui s'est répété à plusieurs reprises durant le premier milliard d'années de la Terre", suggère Ian Williams, de l'Université nationale d'Australie, dans un commentaire publié par Nature.

La température terrestre lors de cette période pourrait être déterminée par des examens sur la composition isotopique des diamants trouvés et sur l'azote qu'ils contiennent, ajoute le chercheur australien.

Si l'on repère seulement des atomes d'azote, cela signifiera, selon lui, que la formation du diamant aura pris peu de temps à basse température. Si par contre l'azote est présent sous des formes plus complexes (paires ou tétraèdres), celle-ci aura été longue à haute température.

 


Le 27.07.07

 
De Beers/Ventes et bénéfice net en recul au S1
 
Londres (AWP/afx) - Le producteur de diamants anglo-sud-africain De Beers a annoncé vendredi un bénéfice net en baisse de 3,5% à 328 millions de dollars (240 millions d'euros) au premier semestre 2007 sur un an.
 
Ce résultat s'explique notamment par une baisse de 7% des ventes à 3,402 milliards de dollars pour la première moitié de l'année contre 3,660 milliards de dollars en 2006, en raison d'une diminution de l'offre de diamant brut.
 
L'approvisionnement a été affecté par le litige qui a opposé la compagnie à la Commission européenne. Celle-ci avait lancé une enquête car elle estimait que l'accord commercial passé en 2002 entre de Beers et le producteur public russe exclusif Alrosa enfreignait les règles de la concurrence.
 
Aux termes de cet accord, Alrosa s'engageait à fournir à De Beers des diamants bruts pour une valeur de 800 millions de dollars par an, pendant 5 ans. Ces ventes contractuelles représentaient environ la moitié de la production annuelle de la société russe.
 
La Commission a rendu un jugement négatif contre cet accord, puis la Cour Européenne de Justice a annulé ensuite ce jugement le 11 juin dernier, donnant raison aux deux compagnies.
De Beers, le plus gros producteur de diamant mondial, a toutefois enregistré une hausse de 5% du bénéfice avant impôt sous-jacent, mesure préférée des analystes, à 324 millions de dollars, grâce à la réduction des charges financières.
 
La compagnie, qui fait face depuis jeudi à une grève de ses mineurs en Afrique du Sud, reste confiante pour le deuxième semestre, le recul du marché enregistré dans certains pays comme les Etats-Unis étant minimisé par la croissance en Chine et en Inde.
En ce qui concerne l'approvisionnement de diamant brut, la compagnie espère que l'accroissement de sa propre production d'ici à 2009, viendra compenser les pertes venues du litige avec Alrosa.
 
 
Le 28.07.07
 
Ventes à Monte-Carlo : des cailloux sur le Rocher
 
Artcurial et la maison Tajan, seule aux commandes de l'art moderne et contemporain cette année, ouvrent leurs écrins. Des bijoux en cascade.
 
Le diamant de couleur n'est plus une excentricité. Au contraire, on le guette et on lui accorde cette attention particulière réservée jusqu'alors au diamant blanc.
Cette année, les ventes monégasques célèbrent ce retour en grâce. Ardavan Ghavami, ancien de Christie's qui a pris la suite de Stephen Giles, et l'équipe d'Artcurial ont débusqué, entre autres, deux fancy intense jaune (bague et pendentif) de 15 carats estimés chacun autour de 300 000 euros, un fancy intense rose orangé pesant 4,02 carats (monture sertie de diamants roses et blancs, de 200 000 à 220 000 euros), un fancy vivid jaune (bague épaulée de deux diamants poire, de 70 000 à 72 000 euros)...
 
Dans la vente-fleuve orchestrée par Chantal Beauvois, expert de la maison Tajan, une quarantaine de diamants égrènent les trois jours de vente : parmi eux, cinq fancy jaune pesant entre 7 et 30 carats - étonnante, cette bague en or sertie d'un diamant de taille carrée de 30,2 carats, signée Edéenne, qui évoque les jardins du paradis (400 000 euros) - un fancy rose, un petit diamant vert et, surtout, un diamant blanc de type IIa.
 
Cette pierre indienne de la plus belle eau pesant 7,87 carats devrait, selon Chantal Beauvois, pulvériser les estimations (de 60 000 à 80 000 euros). N'étant plus à Deauville, elle s'est recentrée sur les ventes de Monaco et a réuni plus de 990 lots sur les 800 présentés.
«Cela m'a permis de décliner une quinzaine de thèmes dans le catalogue, autant de points de repère pour les amateurs.»
Citons «bijoux Art déco», «créateurs de l'Art nouveau», «perles perles», «noir et or», «le style guirlande», «la grande joaillerie», «les petites bêtes»... et l'on passe joliment d'un exceptionnel rubis birman sang de pigeon à une collection de montres de dame.
 
Pour sa deuxième saison sur le Rocher, Artcurial a étoffé sa sélection de belles pièces signées : broche trembleuse de Van Cleef & Arpels (de 60 000 à 80 000 euros) ; broche en rubis et diamants de Fouquet (de 120 000 à 150 000 euros), bague sertie d'un saphir de 58,53 carats retenu par quatre griffes-serpents en diamants de Chanel, le clou de la vente (de 300 000 à 400 000 euros) ; ensemble clip de revers et bracelet «tigre» signé Cartier ayant appartenu à Josette Day, «la belle» du chef-d'oeuvre de Cocteau.
 
Artcurial n'a pas reconduit sa vente de tableaux, laissant l'exclusivité à la maison Tajan. Celle-ci a rassemblé, comme à l'accoutumée, beaucoup d'oeuvres d'artistes de l'école de Nice - L'Hommage à Villetaneuse de César provient de la collection Bernard Venet (de 80 000 à 100 000 euros) - et aussi une sculpture d'Ousmane Sow, l'artiste du pont des Arts, des gouaches de Zadkine, un Magnelli de 1914, mais surtout les Baigneuses au bord de l'eau, de Théo Van Rysselberghe, réalisées en 1908 et 1909, une toile de la meilleure veine.
 
 
 
Le 20.06.07
 
Deux Vietnamiens emprisonnés pour le trafic d'environ 6.300 diamants
 

Deux hommes issus de la ville vietnamienne de Ho Chi Minh (sud) ont été condamnés respectivement à trois et quatre ans de prison pour s'être livrés au trafic d'au total 6.267 diamants d'une valeur de 454.000 dollars, a rapporté mercredi le journal local Saigon Liberation.

Nguyen Huu Tai, âgé de 42 ans, ainsi que Tran Binh Tam, 67 ans, ont été condamnés par la cour municipale à des peines de quatre et trois ans de prison pour s'être livrés au trafic des diamants à partir de Hong Kong (Chine) et de la Thaïlande vers le Vietnam de mars à septembre 2006.

Les deux hommes ont été arrêtés en septembre dernier à bord d'un avion reliant Hong Kong à Ho Chi Minh, alors que des responsables des douanes vietnamiennes ont découvert 428 diamants dans la valise de Tam et 2.601 dans celle de Tai. 


Kinshasa
A Mbuji-Mayi, les affairent tournent mal. Les commerçants délocalisent petit-à-petit leurs affaires vers Lubumbashi ou Kinshasa. Car, la principale source de revenus de la ville, le diamant, se fait rare tandis que les taxes de plus en plus nombreuses découragent les entreprises.
Plus rien ne semble sourire aux commerçants et diamantaires de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental.
En effet, cette ville traverse une crise sans précédent. «A cause des taxes qui se multiplient, les commerçants préfèrent délocaliser leurs affaires pour s'installer ailleurs», explique Josué, un travailleur qui a perdu son emploi après que son entreprise ait fermé à Mbuji-Mayi.
 Par ailleurs, le diamant, qui a longtemps fait la fortune et la renommée des hommes d'affaires de la région, se fait de plus en plus rare. «Vu le nombre très élevé des exploitants, le diamant s'épuise. D'ici dix ans, il n'y aura plus rien !», avise un diamantaire.
 

 
Diamants du Liberia: Maintient de l’embargo
 
Deux mois après la levée de l’embargo sur les exportations de diamants du Liberia, imposé il y a six ans par les Nations Unies, les autorités libériennes n’ont toujours pas légalisé l’exploitation des mines diamantifères. « Pour l’instant, il n’est pas possible de démarrer l’exploitation des mines de diamants tant qu’un certain nombre de mesures ne seront prises pour garantir la transparence dans ce secteur », a déclaré à IRIN Ernest Jones, le vice-ministre du Développement rural et des mines.
 
L’embargo sur les exportations de diamants du Liberia a été levé le 27 avril par le Conseil de sécurité des Nations Unies, une décision prise afin d’encourager le gouvernement pour les efforts qu’il déploie en vue de l’adoption du projet de programme de certification internationale appelé processus de Kimberly.
Selon Mme Dunnebacke, le gouvernement libérien doit pouvoir appliquer le processus de certification pour s’assurer que les diamants ne serviront plus jamais à alimenter des conflits dans la région.
« Un puissant système de contrôle du commerce des diamants est crucial pour la sécurité du Liberia et de l’ensemble de la région », a-t-elle ajouté.
Le trafic des diamants et des autres ressources naturelles du Liberia et de la Sierra Leone, le pays voisin, aurait servi à financer les guerres civiles qui ont ravagé ces deux pays dans les années 1990.
Pour M. Jones, le gouvernement fait tout ce qu’il peut pour s’assurer que les communautés locales tirent parti des revenus de l’industrie du diamant.
« Les revenus tirés des diamants exportés du Liberia seront réinvestis dans le développement des services sociaux des communautés où ces pierres précieuses ont été extraites. Ils ne serviront pas à financer des conflits, comme cela a été le cas dans le passé », a-t-il dit.
Les communautés devraient percevoir une partie des taxes prélevées sur l’ensemble des diamants exploités dans leur région, et les compagnies minières seront contraintes d’élaborer des projets contribuant au développement des communautés locales.
En effet, les populations des régions diamantifères ont fait savoir qu’elles ne voulaient plus revivre les mauvais moments de l’époque où elles ne tiraient aucun avantage de l’exploitation des diamants.
« Nous interdirons à toute société d’exploiter notre diamant si elle ne peut pas prendre l’engagement de nous construire des écoles, des hôpitaux et des routes », a déclaré Boima Pussah, un responsable de la jeunesse du district de Gola Konneh, une région diamantifère du nord-ouest du Liberia. .
 
Le 25 juin 2007
 
L'Union européenne (UE) a levé son embargo sur les diamants bruts du Liberia, se conformant ainsi à une décision du Conseil de sécurité de l'ONU du 27 avril. Cette décision autorisant pour la première fois depuis 2004 l'importation de ces diamants libériens dans l'UE est rétroactive à partir du 27 avril, a indiqué l'UE dans un communiqué.
 
Le 27 avril, le Conseil de sécurité avait loué les efforts de la présidente libérienne Ellen Johnson-Sirleaf et sa coopération avec le Processus de Kimberley (système international de certification des pierres destiné à éliminer les "diamants de la guerre" du marché mondial) et avait donc décidé la levée de l'embargo.

Le Processus de Kimberley, initié par les Nations unies en 2000 pour lutter contre le commerce de diamants bruts qui a financé des conflits dévastateurs dans les années 1990, avait quelques jours plus tard annoncé qu'il acceptait le Liberia comme nouveau membre.

Le Liberia, pays d'Afrique de l'Ouest, est sorti ruiné de quatorze années de guerre civile (1989-2003). Pendant ce conflit, les ressources en bois et diamants du pays avaient été pillées par les belligérants qui s'en servaient pour financer la guerre.

6 juin 2007 |
Aber Diamond devient Harry Winston Diamond
 La société minière Aber Diamond a indiqué, mercredi, qu'elle change de nom et prend celui de sa division de vente au détail, Harry Winston Diamond.
Aber Diamond avait complété, en septembre 2006, l'acquisition du détaillant américain Harry Winston, spécialisé en bijoux et montres haut de gamme. Selon Robert Gannicott, président de la société rebaptisée, le nom reflète mieux "la nature nos activités élargies" qui vont maintenant de l'extraction de diamants bruts à leur mise en valeur et leur commercialisation.
Harry Winston, décédé en 1978, était un créateur en joaillerie. Son nom est mentionné dans l'air "Diamonds Are a Girl's Best Friend", quand Marilyn Monroe chante les paroles "Talk to me, Harry Winston". M. Gannicott estime que Harry Winston "est probablement le seul nom américain qui soit synonyme de luxe véritable", les autres étant européens.


L'industrie diamantaire de l'Afrique du Sud s'est démocratisée
 
28 avril 2007
 
Autrefois écrasées par le conglomérat De Beers Group SA, les petites minières trouvent aujourd'hui plaisir à fouiller le sous-sol de l'Afrique du Sud pour y chercher des diamants, plaisir qui, naturellement, croît avec la taille des pierres...
Depuis l'avènement d'un premier gouvernement noir, en 1994, le climat d'affaires pour les cartels miniers a beaucoup changé. Les entreprises détenant des droits d'exploration, des claims dans le jargon du milieu, sont dorénavant tenues de s'en